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Géohistoire des îles de l'estuaire de la Loire

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Présentation publique en français faite par Loïc MENANTEAU le samedi 25 janvier 2020 à Bouaye (Loire-Atlantique) pour l'association Bouaye Histoire et qui a été ensuite révisée et fortement augmentée.

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Géohistoire des îles de l'estuaire de la Loire

  1. 1. Vers 1650, Nantes et la ligne de ponts NNO-SSE (ici partie nord) franchissant les bras de Loire séparant les îles. François Collignon. Partie gauche d’une grande gravure © Coll. Loïc MÉNANTEAU Association Bouaye Histoire Bouaye, samedi 25 janvier 2020 (présentation révisée et fortement augmentée) Géohistoire des îles de l’estuaire de la Loire Loïc MÉNANTEAU LETG Nantes CNRS et université de Nantes loic.menanteau@gmail.com
  2. 2. Localisation de l’estuaire de la Loire In: 2012. Atlas permanent de la mer et du litoral, 7 (Golfe de Gascogne), Nantes, Géolittomer, CNRS et université de Nantes.
  3. 3. Physiographie de l’estuaire de la Loire : importance des zones < 5 m NGF inférieures à 5 m NGF Bouaye
  4. 4. L’estuaire de la Loire et son cadre hydrologique Image du satellite Landsat 7 ETM+ du 14 février 2001 : l’estuaire de la Loire en période d’inondation. Ses relations hydrologiques avec la Grande Brière et le Lac de Grand-Lieu (via Le Tenu). Traitement Loïc MÉNANTEAU Bouaye
  5. 5. Une plaine alluviale estuarienne aux contours découpés Réalisation : Olivier GEFFRAY, Loïc MÉNANTEAu, Laurent POURINET
  6. 6. Des îles dont les conditions d’évolution sont différentes des îles entièrement fluviales, du fait de leur présence dans un estuaire, à l’interface entre la terre et la mer MÉNANTEAU L., 2009. L’estuaire de la Loire : traits singuliers, délimitation et artificialisation. In : L’estuaire de la Loire. Un territoire en développement durable ? Presses Universitaires de Rennes (PUR), coll. Espace et territoires, p. 33-51.
  7. 7. Influence de la marée dynamique Bras de la Bourse à Nantes, vu vers l’aval. Carte postale ancienne, vers 1910. Coll. Loïc MÉNANTEAU Sortie de l’Erdre
  8. 8. Influence de la marée dynamique Bras de l’Hôpital, au sud de l’île Feydeau à Nantes. Carte postale ancienne, vers 1905. Coll. Loïc MÉNANTEAU
  9. 9. EN HAUT, À GAUCHE La côte sud-est de la Bretagne il y a 14 000 ans et un niveau marin inférieur de 70 m à l’actuel In : MENIER D. et al., 2014. Les réseaux fluviatiles anciens du plateau continental de Bretagne Sud, Quae, 104 p. À GAUCHE La côte avec différents niveaux marins, de celui de -110 m en dessous de l’actuel, il y a 18 000 ans, à celui de -20 m il y a 7 000 ans. Réalisation : Loïc MÉNANTEAU
  10. 10. Quelques exemples : - À Nantes, île de la Saulzaie - Île de Port-Lavigne à Bouguenais - Îles de Haute-Indre et Basse-Indre - Îles Adec et de Vue - Île de Paimbœuf - Îlot Saint-Nicolas à Corsept Une partie des îles correspond à des pointements rocheux (roches métamorphiques) affleurant dans la plaine alluviale. Ces îles ont donc été, par leur permanence depuis le début de l’évolution post- flandrienne (à partir de 4 500 ans av. J.-C.), les plus anciennes de l’estuaire. Autres îles dont la formation a été influencée par la présence du rocher à faible profondeur : - Île de Trentemoult - Île d’Indret - île de Cordemais (réunion des îles Nation et Calotte)
  11. 11. Bras de la Bourse bordant le nord de l’île Feydeau Coupe de la place du Commerce Coupe simplifiée de la place du Commerce à Nantes d’après Nicolas ROUZEAU (rapport de 1987, SRA des Pays de la Loire). Réalisation et montage : Loïc MÉNANTEAU MOUCHARD J, MÉNANTEAU L., 2004. Le programme Corbilo : exemples de sites portuaires antiques et médiévaux dans l’estuaire de la Loire. Aestuaria, Les Dossiers de l’Ethnopôle. Pour une géoarchéologie des estuaires, 5, p. 101-120.
  12. 12. Fouilles préventives sur la place du Commerce à Nantes avant la réalisation du parking souterrain actuel. 1987 © SRA Pays de la Loire Bordure nord du bras de la Bourse en face de l’île Feydeau
  13. 13. Topographie du substratum rocheux de l’île Feydeau Depuis la partie orientale et rocheuse de l’île de la Haute-Saulzaie (à droite), fort abaissement du substratum rocheux, affectant la forme d’une échine, jusqu’à 23 m de profondeur. Adaptation : Loïc MÉNANTEAU Ouest Île de la Haute- Saulzaie In : DESFORGES V, 1999. Influence des travaux urbains sur le bâti existant : le cas de l’île Feydeau. École Centrale de Nantes, rapport de travail de fin d’études, 36 p. + 7 annexes.
  14. 14. Basse-Indre, Haute-Indre et le Port-Lavigne, anciennes îles rocheuses Extrait de la Carte géologique de la France au1/50 000. Feuille de Nantes, n° 480. leptynites et gneiss micaschistes et gneiss
  15. 15. Ancienne île rocheuse du Port-Lavigne Image Google Earth. Traitement Loïc MÉNANTEAU
  16. 16. Ancienne île rocheuse de La Haute-Indre Image Google Earth. Traitement Loïc MÉNANTEAU
  17. 17. Ancienne île rocheuse de La Basse-Indre Image Google Earth. Traitement Loïc MÉNANTEAU
  18. 18. Détail de la Carte des côtes de Bretagne, 1770-1785 © Service Historique de la Défense, J 10 C 289 Anciennes îles rocheuses Adec et de Vue
  19. 19. Extrait de la Carte géologique de la France au1/50 000. Feuille de Paimbœuf, n° 480. Paimbœuf, une ancienne île rocheuse complexe leptyno-amphibolique amphibolite (en vert) gneiss
  20. 20. Ancienne île rocheuse de Paimbœuf Image Google Earth. Traitement Loïc MÉNANTEAU La Pierre à L’œil ancienne rive avant remblais
  21. 21. Ancienne île rocheuse de Paimbœuf. Vue vers l’aval © Photo aérienne oblique Dominique PILLET, Service Inventaire
  22. 22. Île rocheuse de Saint-Nicolas à Corsept Cercles rouges : hauts-fonds rocheux affleurant sur la vasière Image Google Earth. Traitement Loïc MÉNANTEAU 1757 © ADLA
  23. 23. Un pointement rocheux sans doute à l’origine de l’ancienne île de Trentemoult © Photo aérienne oblique Loïc MÉNANTEAU, 20-08-1996
  24. 24. Probable formation de l’île de la Calotte à Cordemais (actuellement île de Cordemais, formée par la réunion des îles Calotte et Nation) à partir de hauts- fonds rocheux. Coupe à travers l’ile de la Calotte à Cordemais avec remontée du substratum rocheux sous les sédiments. In : OTTMANN F., ALIX Y., LIMASSET O., 1968. Sur le « lit ancien » de la Loire dans son cours inférieur. Bull. BRGM, 1(2), p. 27-56. Cercle rouge : présence de rochers dans le lit estuarien à l’amont de l’isle Calotte. « Rochers qui couvrent et découvrent à toutes les marées » Reproduction partielle du Plan Géométrique des Isles Calotte et Binet du Domaine de la Couronne Afféagées à M. de Jasson. Ogée, 1782. © ADLA C 42
  25. 25. Quelques repères chronologiques sur la formation et l’évolution des îles alluviales dans l’estuaire de la Loire
  26. 26. Quelles îles dans l’estuaire de la Loire à l’époque du voyage de Pythéas et de l’emporium Corbilo(n) ? Réalisation : Loïc MÉNANTEAU, Guillaume HAINIGUE et Laurent POURINET (2016) © LETG Nantes Géolittomer
  27. 27. Géoarchéologie de Nantes (Condevincum / Portus Namnetum) et ses environs
  28. 28. Indret et ermitage St Hermeland. Nantes et la Loire-Inférieure, 1850. Dessin de Félix Benoist. Coll. Loïc MÉNANTEAU Ermitage de Saint-Hermeland (fondé vers 670-680) sur la pointe aval de l’île d’Indret (alors nommée Antricinium, prouvant l’origine très ancienne de certaines îles et, sans doute, la présence du rocher à faible profondeur (pouvant expliquer une telle permanence). Peut-être antérieur. Oratoire de Saint-Martin de Vertou (mort en 629) ?
  29. 29. À gauche, attaque des Vikings; À droite, Saint Aubin d’Angers défendant Guérande. Enluminures illustrant le manuscrit de la vie du Saint (Vita S. Albini, fol. 7), fin du XIe siècle. © Bibliothèque nationale de France, département des manuscrits
  30. 30. 857 et les années suivantes : hivernage dans l'embouchure du fleuve, dans la presqu’île guérandaise (sans doute sur l’île de Batz) ou à Paimbœuf, site insulaire qui leur servait de base pour leurs incursions vers le sud (Aquitaine…) et qu’ils venaient d’aménager (camp ?). 854 : sous le commandement de Sigtryggr (Sidric), cousin du roi Lotric de Danemark, qui avait une flotte de 105 drakkars, pillage de Blois, puis tentative, en remontant plus en amont, de prendre Orléans, mais c’est un échec. Ils regagnent ensuite l’estuaire de la Loire. Cette même année, Guðfriðr (Gotfried / Godefroi), général danois, s’était installé sur l’île de Loire appelée Betia (île de Bièce à Nantes ou l’île Botty à Bouguenais) où il avait mis en sécurité ses butins. Sigtryggr (Sidric), en infériorité numérique, s’allie avec le roi de Bretagne Érispoé, moyennant la promesse, qu’en cas de succès, il restituerait l'île aux Bretons. La bataille, qui dure de la pointe du jour au crépuscule, est indécise, avec de nombreuses pertes pour les Bretons. Le lendemain, les deux chefs vikings (Sigtryggr / Sidric est blessé dans le combat) concluent un accord pour le partage des butins et la flotte de 130 (certains disent 200) navires de Guðfriðr part de l’estuaire de la Loire. 873 : après avoir capitulé à Angers devant le roi Charles-le-Chauve, ils se retirent sur une île de Loire, située à environ 30 km de kilomètres en aval, sans doute s’agit-t-il de l’île Batailleuse, au pied de monastère de Saint-Florent (Saint-Florent-Le-Vieil) avec demande du droit d'y tenir un marché... (description contemporaine du moine Adrevaldus). DE 919 A 936, SOIT PENDANT 17 ANS, NANTES EST LA CAPITALE D’UNE PRINCIPAUTÉ VIKING, NAMSBORG après sa prise, en 919, par le chef viking norvégien Rögnvaldr (Ragenold). 819 (avant) : les Vikings viennent relâcher dans l’île de Noirmoutier. Les religieux de Saint-Philibert, qui habitaient cette île, craignant leur retour, construisent, avec l'autorisation du roi Louis-le-Débonnaire, une église et un monastère à Deas, sur le lac de Grand-Lieu, pour s'y réfugier en cas de besoin. 835 : retour des Vikings en plus grand nombre à Noirmoutier. Rainaud, comte d'Herbauge, craignant qu'ils ne s'établissent définitivement dans cette île voulut les en chasser : l'attaque eut lieu le 19 août et le combat dura jusqu'à la nuit ; les Normands éprouvent de grandes pertes et durent se rembarquer, mais le comte Rainaud périt dans la mêlée. 836 : retour, une nouvelle fois, des Vikings à Noirmoutier. Devant cette menace, les religieux de Saint-Philibert abandonnent cette île le 7 juin et transportent le corps de leur fondateur à Deas. Les Vikings et les îles dans la région de l’estuaire de la Loire : Noirmoutier, Paimbœuf, Biesse, Batailleuse…
  31. 31. L’importance des îles aux temps des incursions vikings Réalisation : Loïc Ménanteau, avec la collaboration technique de Kubik, pour l’exposition du Centre de découverte de Terre d’estuaire à Cordemais (2019). © Terre d’estuaire
  32. 32. Les armes vikings (843 - 960) trouvées à Nantes en bordure de l’île de Bièce (dans l’actuelle île de Nantes) en août 1928 Épée à poignée damasquinée (843-960) en fer forgé et corroyé avec vestiges de fourrure En août 1928, un enfant qui se promenait à Nantes sur la rive nord l’ancienne île de Biesse (Bièce) bordant le bras de la Madeleine découvre, en soulevant des pierres apparues à marée basse, la plus belle série d’armes vikings de France (dont six épées entières). On pense que cette découverte exceptionnelle, sans doute une cache d’armes, est à mettre en relation avec la présence d’un camp viking sur cette île (Betia dans les chroniques). Dans la région de l’estuaire, d’autres objets ont été trouvés (épées, haches de charpentier de marine…), mais la recherche archéologique reste encore à faire pour cette période (IX-Xes siècles). Des recherches géoarchéologiques appro- fondies pourraient apporter des connaissances (dont nous manquons presque totalement) sur les îles de l’estuaire de la Loire au haut Moyen-Âge. Épée à pommeau semi-circulaire (843-960) Hache à emmanchement rectangulaire (IX-Xes siècles) Pointes de lance à douille (à gauche) et à ailerons (à droite) © C. LETERTRE - Musée Dobrée - Grand Patrimoine de Loire-Atlantique
  33. 33. Site présumé du camp viking à Nantes Image Google Earth. Traitement Loïc Ménanteau
  34. 34. Nous avons très peu de données iconographiques sur les îles de l’estuaire avant 1600. Les premières représentations, datant du XVIe siècle, sont très imprécises comme ce dessin de João Afonso qui figure des bancs et une île, Saint-Julien, dans l’estuaire de la Loire, mais s’est trompé de rive pour figurer Port-Lavigne (Le port du Lavigne) et Le Pellerin (pelerin). Dessin de João Afonso dit Alphonse de Saintonge ou Jean Fonteneau, navigateur portugais au service du Roi de France, dans sa Cosmographie, novembre 1545. In : manuscrit édité à Paris en 1904 chez Ernest Leroux Éditeur (par Thairé d’Aunis Georges Musset). BNF, Paris
  35. 35. La première carte connue date du milieu du XVIIe siècle. C’est la carte manuscrite Arpentage des îles et îlots de la Loire. Depuis Ingrandes jusqu’à Paimbœuf, réalisée par Ambroise Grion, mai 1665. Dessin à la plume et aquarelle. © Archives municipales de Nantes, II167 01 En 1665, 53 îles de Basse-Goulaine à Paimbœuf Superficie de chaque île donnée en jours (J) et cordes (C) : 1 jour/journal = 48,62 ares et, sur tout le territoire équivaut à 80 cordes, 1 corde = 0,61 are (mais mesures très variables selon les lieux ; par exemple, il existe aussi des jours de 60 et 120 cordes).
  36. 36. Partie aval de l’estuaire de la Loire. Carte manuscrite Arpentage des îles et îlots de la Loire. Depuis Ingrandes jusqu’à Paimbœuf, réalisée par Ambroise Grion, mai 1665. Dessin à la plume et aquarelle. © Archives municipales de Nantes, II167 01 Lavau Abbaye de Buzay Le Pellerin Roche-Balue Paimbœuf Couëron St-Jean -de-Bouguenais (de-Boiseau) Port-Launay Pierre Rouge
  37. 37. Saint-Sébastien NANTES Basse-Goulaine moulin de Rochemenier Indre Saint-Pierre -de-Bouguenais Port-Lavigne Partie amont de l’estuaire de la Loire. Carte manuscrite Arpentage des îles et îlots de la Loire. Depuis Ingrandes jusqu’à Paimbœuf, réalisée par Ambroise Grion, mai 1665. Dessin à la plume et aquarelle. © Archives municipales de Nantes, II167 01
  38. 38. 73 îles en 1700 En 1700, on dénombrait dans l’estuaire de la Loire 73 îles entre Saint-Sébastien- sur-Loire et la mer. Le plan de Pierre AUGÉ donne le nom de toutes ces îles. Maquette réalisée par Didier FLEURY, 12-1999
  39. 39. Maquette réalisée par Didier FLEURY, 12-1999
  40. 40. Dès la seconde moitié du XVIIe siècle, la dégradation des conditions nautiques oblige à transporter, de Paimbœuf à Nantes, les marchandises sur des embarcations plus petites. Dessin à la plume attribué à Jean Jouve, 1679. © Musée d’histoire de Nantes, Inv. 931.9.2 « Le chenal qui conduit de Saint-Nazaire à Paimbœuf est si tortueux, si étroit, si bordé de rochers et de bancs que beaucoup de vaisseaux y périssent. » « Il arrive que des gabares prennent le relais des vaisseaux pour remonter depuis Paimbœuf jusqu’à Nantes pour le transport des marchandises. » Dictionnaire Universel de la Géographie commerçante J. Peuchet , 1798 (An VII)
  41. 41. Les obstacles constitués par les épaves de navires (nombreux naufrages dans l’estuaire de la Loire) peuvent provoquer des accumulations sédimentaires et donner naissance à des bancs puis à des îlots. Rôle sédimentaire des épaves de navires Détail d’une carte manuscrite de 1746 (voir plus loin). © BNF GE AA-818 Nantes, 1746
  42. 42. Depuis le milieu du XVIIIe siècle, une évolution naturelle des îles de la Loire beaucoup mieux connue Depuis le milieu du XVIIIe siècle, il existe des cartes beaucoup plus précises et nombreuses de l’estuaire de la Loire et de ses îles qui permettent de mieux connaître l’évolution du paysage insulaire. Les îles sont le résultat de la dynamique hydro-sédimentaire de l’estuaire, variable dans les derniers siècles (apports sédimentaires de l’amont plus ou moins importants), et conditionnée non seulement par les courants et les niveaux d’inondation fluviaux mais aussi par la remontée de la marée dynamique. Il s’est ainsi formé des bancs sableux ou vaseux qui, en s’exhaussant et s’agrandissant, ont donné naissance à des îles. La tendance de l’évolution naturelle des îles est caractérisée par une diminution progressive de leur nombre et par l’accroissement de leurs surfaces, en raison de : - la formation d’atterrissements (acrais) - la réunion des îles entre elles - le raccordement des îles aux bordures de la plaine alluviale .
  43. 43. BNF, cartes et plans, GEAA-498 BNF, cartes et plans, GE-B-1171
  44. 44. BNF GE AA-818 Nantes, 1746
  45. 45. Levé en 1821. Carte de BEAUTEMPS-BEAUPRÉ éditée en 1828
  46. 46. Carte gravée de la Loire 1850-1854
  47. 47. À Nantes, le 29 juillet 1780. Signé Ogée Archives départementales de Loire-Atlantique, c47_7 Indications sur la nature des sédiments (vase, sable), l’évolution morphologique (atterrissements) et la colonisation végétale, la marée, etc.
  48. 48. PLAN d’une partie de la Rivière de Loire Représentée aux Basses Marées de Juin 1780, des Mois de Juin et Juillet 1781. À Nantes, le 9 mai 1783, signé Ogée. Archives départementales de Loire-Atlantique, cadd23_1_02 Un paysage insulaire à la forte dynamique : îles fixées (en vert uni), presque fixées (vert avec trame), bancs sableux (pointillé, en clair) ou vaseux (en gris), bancs en voie de colonisation par la végétation (en gris avec trame), bras se comblant…
  49. 49. Détail du plan précédent. PLAN d’une partie de la Rivière de Loire Représentée aux Basses Marées de Juin 1780, des Mois de Juin et Juillet 1781. À Nantes, le 9 mai 1783, signé Ogée. Archives départementales de Loire-Atlantique, cadd23_1_02
  50. 50. À Nantes, le 29 juillet 1780. Signé Ogée Archives départementales de Loire-Atlantique, c47_2 Une île déjà fixée et une île nouvellement créée, l’Isle Neuve
  51. 51. À Nantes, le 29 juillet 1780. Signé Ogée Archives départementales de Loire-Atlantique, c47_2 Bancs et îles de Loire entre l’Hermitage de l’île d’Indret et Couëron Partie gauche du Plan topographique d’une partie de la Loire, représentée à la basse mer, levé en vertu D’arrêt du conseil de sa Majesté, du 17 xtobre 1782. Indications sur les bancs de sable selon s’ils se couvrent ou découvrent à chaque marée ou seulement à marée basse, les surfaces vaseuses qui couvrent et découvrent aux marées, les atterrissements dont l’un « forme maintenant prairie », etc.
  52. 52. Combien, en 2020, reste-t-il d’îles dans l’estuaire de la Loire ?
  53. 53. Îlot Saint-Nicolas à marée basse. Le site est occupé depuis le Néolithique (restes d’un menhir), preuve de sa permanence. On y trouve les vestiges d’un lazaret (pour la mise en quarantaine des équipages de navires), dont les travaux, effectués en 1824, 1825 et 1827 (murs d’un grand édifice rectangulaire visible au premier plan), n’ont jamais été achevés. Il existe aussi les fondations de bâtiments et d’un oratoire édifiés par les moines de l’abbaye de Tiron, propriétaire du site de 1137 à la fin du XVIe siècle. © Photo aérienne oblique Loïc MÉNANTEAU, 20-08-1996
  54. 54. L’île de Bilho vue vers l’aval : banc devenue une île végétalisée, par les apports des produits de dragages portuaires. © Photo aérienne oblique André BOCQUEL, GPMNSN 15-06-HD 414 1976-1979 : on utilise les sédiments extraits lors des dragages pour remblayer les rives et façonner le banc de Bilho.
  55. 55. © Archives GPMNSN 530.5-3.1978.P Montoir ZI 1978 Y. BLOND 64275 En 1978, dépôts de produits de dragages sur le banc de Bilho
  56. 56. L’île et banc de Bilho vu vers l’aval à marée basse. À son amont, un autre îlot est en formation. © Photo aérienne oblique André BOCQUEL, GPMNSN 13-07-HD 373
  57. 57. Île Lamotte à Indre Détail du Plan de la Loire maritime de Nantes à St. Nazaire. Sondages généraux 1957-1958. Doc. Loïc MÉNANTEAU
  58. 58. L’île de Nantes, la seule île ligérienne subsistant à Nantes, est le résultat de la réunion d’une dizaine d’îles et est presque complètement artificialisée © Photo aérienne oblique archives GPMNSN 15-06-HD 483
  59. 59. Centrale thermique EDF de Cordemais vu vers l’aval. Site insulaire presque conservé. © Photo aérienne oblique André BOCQUEL, 07-07-2016, GPMNSN
  60. 60. Écluse aval du canal de la Martinière (Le Pellerin). © Photo aérienne drone Loïc et Yves MÉNANTEAU, 14-08-2017 Île de Bois
  61. 61. Image Google Earth. Traitement Loïc MÉNANTEAU L’île de la Liberté (ancienne île Neuve) à Couëron, une île considérée comme telle, mais qui ne l’est plus d’un point de vue géomorphologique Avec le génie écologique, on pourrait restituer le caractère insulaire à certaines anciennes îles dans un but de valorisation environnementale, culturelle et touristique.
  62. 62. Cependant, la pointe amont de l’île de la Liberté, plus élevée, peut redevenir une île en période d’inondation. © Photo aérienne oblique GPMNSN, 220.1-16 Couëron 1429-11, 02-11-1990
  63. 63. L’aménagement de l’estuaire pour faciliter la navigation entre le port de Nantes et la mer, cause essentielle de la disparition du paysage insulaire
  64. 64. Aménagement de la Section endiguée 1948-1949. GPMNSN
  65. 65. Le resserrement du lit estuarien Depuis le milieu du XVIIIe siècle, des ingénieurs ont aménagé l’estuaire pour en améliorer la navigabilité. -1756-1767 : les ingénieurs Michel Alexandre MAGIN et Armand Eustache François FOUGEROUX DE BLAVEAU Les bras secondaires, au sud du fleuve, sont fermés pour privilégier un chenal unique. -1830-1840 : l’ingénieur Alexandre François LEMIERRE (jusqu’à Lavau) Des travaux d’endiguement sont entrepris. La largeur du lit de la Loire est réduite de 200 m vers Nantes et de 300 m vers le Pellerin. -1859-1864 : l’ingénieur Charles Auguste JEGOU En aval du Pellerin, le chenal est approfondi de 1 m.
  66. 66. Digues submersibles du projet de l’ingénieur Alexandre LEMIERRE, 22 septembre 1835 Le lit devient artificiel ; il est corseté entre des digues. Les entrées des bras séparant les îles sur la rive sud sont barrés et les bras vont se colmater en perdant leur fonction hydrologique.
  67. 67. Aménagement de la Section intermédiaire 1948-1949. GPMNSN1948-1949. GPMNSN
  68. 68. Les zones en beige dans le lit estuarien correspondent aux zones en voie d’exhaussement, avec sédimentation sableuse ; les bancs verts avec pointillé sont des atterrissements (acrais) en voie de fixation par colonisation végétale. Carte de l’ingénieur MAGIN, milieu du XVIIIe siècle. © Archives du GPMNSN Une Section intermédiaire à forte dynamique sédimentaire
  69. 69. Canal maritime de la Basse Loire ou canal de la Martinière (15 km de long), construit en 1882-1982, fonctionnel seulement une vingtaine d’années (1893-1913). Il provoque la perte du rôle du bras du Migron au profit du canal. Vue vers l’ouest. © Photo drone Loïc MÉNANTEAU, 14-08-2017 Canal maritime de la Basse-Loire ou Canal de la Martinière
  70. 70. Grands voiliers mouillés en file indienne sur le Canal de la Martinière après sa fermeture en 1913. © GPMNSN Canal de la Martinière (vu vers le sud). Aquarelle sur papier Émile LIBAUDIÈRE, 1889. © Musée d’histoire de Nantes
  71. 71. Le projet s’inspirant de celui de LECHALAS, présenté en 1869, a été approuvé en 1903, et réalisé entre 1913 et 1920. Le but de l’ingénieur KAUFFMANN était de « remplacer un chenal tortueux serpentant au milieu d’îles de formes plus ou moins quelconques, par un chenal ayant un tracé rationnel. » Les conséquences ont été désastreuses pour le paysage insulaire : - disparition totale, avec arasement, de plusieurs îles (Petite Folle, Grand Pineau, Binet - près de Cordemais -) ou partielle d’autres îles (ex. parties amont des îles Bernard et Baracon) - bras barrés transversalement avec des digues faisant perdre leur fonction hydrologique et provoquant le colmatage de nombreux bras - réunion d’îles entre elles, comme le complexe d’îles constitué par les îles Sardine, Belle-Île, Maréchale et Massereau. La disparition des îles de la Section intermédiaire
  72. 72. CHENALISATION DE LA SECTION INTERMÉDIAIRE. Détail de la carte marine Cours de la Loire de Saint-Nazaire à Nantes, d’après les levés exécutés en 1901 sous la diection de M. F LA PORTE, Ingénieur Hydrographe en Chef. Service Hydrographique de la Marine, Paris, 1914. Coll. Loïc MÉNANTEAU
  73. 73. In : Atlas L’estuaire de la Loire de Saint-Nazaire à Cordemais, de 1881 à 1993. Service Hydraulique Environnement, Port atlantique Nantes-Saint- Nazaire.
  74. 74. In : Atlas L’estuaire de la Loire de Saint-Nazaire à Cordemais, de 1881 à 1993. Service Hydraulique Environnement, Port atlantique Nantes-Saint-Nazaire.
  75. 75. Évolution des îles de la Section intermédiaire entre 1887 et 2003. In : VERGER Fernand, 2005. Marais maritimes et estuaires du littoral français. Belin, 335 p.
  76. 76. La transformation radicale des conditions nautiques et la disparition des îles dues à l’aménagement de l’estuaire pour la navigation entre Nantes et Saint-Nazaire et ses conséquences pour les petits ports
  77. 77. Une forte dynamique transversale : chenal de navigation et paléoports de l’estuaire de la Loire, entre Nantes et Donges In : LE MAÎTRE Y., MÉNANTEAU L., 1997. Les paléoports de l’estuaire de la Loire. Atlas permanent de la mer et du littoral, Entre Seine et Gironde, UMR 6554-CNRS. Géolittomer-Nantes et Brest, Editmar, 3, p. 21.
  78. 78. La disparition des îles et le colmatage de leurs bras ont fait péricliter l’activité portuaire des petits ports de l’estuaire de la Loire Réalisation Yves LEMAÎTRE et Éric LEMERLE. © Association Estuarium
  79. 79. Cale du Port-Lavigne Plan fin XIXe siècle. Archives départemenales de Loire-Atlantique
  80. 80. Photo panoramique Loïc MÉNANTEAU, 26-08-2018 Cale du Port-Lavigne en 2018
  81. 81. Site de l’ancien port de Rohars, très actif au XVIe siècle Plusieurs maisons anciennes bordent l’ancienne rive du bras navigable, devenu une prairie . À droite, chapelle Sainte-Anne de Rohars (ancien prieuré, reconstruit en 1707). Photo panoramique Loïc MÉNANTEAU, 26-08-2018 La chapelle Sainte-Anne de Rohars avant sa restauration. © Photo aérienne oblique D. PILLET, Inv. général
  82. 82. Port de Lavau avec son quai longitudinal à un bras de Loire Carte postale ancienne, vers 1900. Coll. Loïc MÉNANTEAU
  83. 83. Petit port de Lavau dans les années 1970 avec accès transversal à la Loire par un étier © Photo Estuarium
  84. 84. L’ancienne île d’Indret et sa forerie de canons de marine en fer
  85. 85. Site du moulin à marée de la forerie à canons de marine d’Indret. Partie droite du Plan topographique d’une partie de la Loire, représentée à la basse mer, levé en vertu D’arrêt du conseil de sa Majesté, du 17 xtobre 1782… © Archives départementales de Loire-Atlantique, c_47-2 L’île d’Indret et l’aménagement de son bras sud pour un moulin à marée
  86. 86. Moulin à marée industriel d’Indret Plan de l’ile d’Indret en 1778, « où doit se construire un moulin à marées, à forer les canons », par l’ingénieur Toufaire. © Médiathèque de Nantes étang du moulin
  87. 87. Site actuel de l’île d’Indret Image Google Earth. Traitement Loïc MÉNANTEAU
  88. 88. En 1977, site des Établissements des Constructions et Armes Navales (ECAN) sur l’île d’Indret, qui sont ensuite devenus DCN, puis DCNS et Naval Group © GPMNSN, photo aérienne oblique Y. BLOND 123 1977 château d’Indret qui, au début du XVe siècle, a appartenu au duc de Bretagne Jean V, puis au duc de Mercœur qui le fit reconstruire en 1594-1595. Il a ensuite été très remanié, notamment en 1828.
  89. 89. « Quoique l’entreprise que Duplessis Mornais avoit projetée par l’intrigue de la Dame de Kerveno, pour faire enlever le Duc de Mercœur, ne lui eût pas réüssi, il n’avait pas abandonné ce dessein ; & il se proposoit de l’exécuter lorsque le Duc seroit à Indrette, qui est une isle dans la riviere de Loire an-dessous de Nantes ; le Duc y avoit une maison où il se rendoit souvent. Il y avoit à l’extremité de cette Isle, une petite Chapelle, où il avoit coutume d’aller faire ses dévotions. C’et-là qu’un Capitaine, nommé Saliniere, avec son fils, devoit l’enlever, et l’ayant jetté dans une Chaloupe le mener à Beauvoir sur Mer à l’entrée du Poitou. […] Ce qu’il ya de vrai c’est que le Roy avoit approuvé l’enlevement, comme il paroît dans l’apostille d’une lettre qu’il lui écrivit le seize Fevrier, dans un Tems que la Trêve ne faisoit que commencer. Quoiqu’il en soit, ce dessein n’eut pas alors un plus heureux succès. Il arriva dans la suite, que d’autres gens, qui sans en communiquer avec Duplessis - Mornay l’avoient conçu comme lui, ayant été découverts, & punis de mort, le Duc n’alla plus à Indrette que bien accompagné. » In : Histoire particulière de la Ligue en Bretagne, Chez Rollin, Paris, 1739, tome 2, p. 242-244. En 1597, tentative d’enlèvement du Duc de Mercœur sur l’île d’Indret Vue aérienne oblique du château d’Indret. © Pôle Historique Indret (PHI)
  90. 90. Les anciennes îles de l’estuaire de la Loire dans le paysage actuel
  91. 91. Ile du Massereau vue vers l’aval. © Photo aérienne oblique Dominique PILLET, Service de l’inventaire
  92. 92. Pointe aval « triangulaire » de l’île du Massereau. © Photo aérienne drone Loïc MÉNANTEAU, 15-08-2017 Le bocage des îles révèle leurs formes et leur évolution
  93. 93. Ile du Massereau. © Photo aérienne drone Loïc MÉNANTEAU, 13-10-2017 La microtopographie créée par la formation des îles et de leurs bras, facteur de biodiversité
  94. 94. Ile du Massereau. © Photo aérienne drone Loïc MÉNANTEAU, 13-10-2017
  95. 95. La microtopographie révèle l’ancienne morphologie des îles
  96. 96. Exceptionnelle photographie aérienne verticale réalisée en 1923, sans aucun remblai sur la plaine alluviale entre Trentemoult, Basse Île et l’île des Chevaliers (au nord) et Rezé (au sud), où se trouve le site romain portuaire de Ratiatum.
  97. 97. © Photo aérienne oblique MADEC 864 31-05-1972 GPMNSN Des îles fortement modifiées par les aménagements depuis les années 1970
  98. 98. Îles de la Section intermédiaire Image Google Earth. Traitement Loïc MÉNANTEAU
  99. 99. Îles de la Section intermédiaire Image Google Earth. Traitement Loïc MÉNANTEAU
  100. 100. Projet d’un espace naturel protégé incluant les anciennes îles In : CHADENAS C., STRUILLOU J.-F., MÉNANTEAU L., POURINET L., 2009. Zonages de protection du patrimoine naturel dans l’estuaire de la Loire. Identification et analyse. In: L’estuaire de la Loire. Un territoire en développement durable ? Presses Universitaires de Rennes (PUR), coll. Espace et territoires, p. 251-271.
  101. 101. L’archipel nantais
  102. 102. L’archipel nantais en 1848 Lithographie de Benoist (1848). © Musée d’histoire de Nantes
  103. 103. Lithographie de Benoist (1848). © Musée d’histoire de Nantes L’archipel nantais en 1848 1, île Lemaire 2, île Feydeau 3, île Gloriette 4, Prairie de la Madelaine 5, Prairie au Duc 6, île Sainte-Anne 7, ancienne île de Biesse 8, île Beaulieu 9, Pré des Récollets 10, île Héron 11, Prairie d’Amont 12, Prairie d’Aval
  104. 104. Le site de Nantes vu vers l’amont. Guesdon, 1848-1849 © Musée Dobrée - Grand Patrimoine de Loire-Atlantique
  105. 105. Le site de Nantes vu vers l’aval. Benoist, vers 1850 © Musée Dobrée - Grand Patrimoine de Loire-Atlantique
  106. 106. Aquarelle de Doomer Lambert, vers 1650. The Metropolitan Museum of Art (MET), New-York L’île de Nort (Lemaire) et Nantes depuis la butte Sainte-Anne au milieu du XVIIe siècle
  107. 107. Détail d’une feuille du Plan du port de Nantes publié, le 1er janvier 1889, par l'administration des Ponts et Chaussées à Paris (Auteurs : Lefort, Cosmi et Martin). Coll. Loïc Ménanteau Île Lemaire en 1888
  108. 108. Partie amont de l’île Lemaire en juillet 1888 Zone arborée et constructions sur la pointe amont de l’île Lemaire. Partie droite d’une photo de Neurdein
  109. 109. Depuis le belvédère des Douaniers (butte Sainte-Anne), vue exceptionnelle sur l’île Lemaire et la rive sud de la Loire. L’île s’appelle ainsi, car elle avait été acquise par un Sieur du même nom le 25-09-1741. Son autre nom, Mabon, vient du constructeur de bateaux Mabon Francisque qui s’y installe en 1783. L’île fut arasée lors des travaux d’amélioration de l’entrée du port achevés en 1903-1904, en exécution du programme BAUDIN. Cependant, le 2 août 1900, elle était déjà « rase ». Photo originale Adolphe MOITIÉ, vers 1890, coll. Loïc Ménanteau.
  110. 110. Entre les îles Gloriette et Le Maire, une autre île disparue, l’île Cochard 1784 © Archives départementales de Loire-Atlantique c-40-1
  111. 111. Carte postale ancienne, 1903. Coll. Loïc MÉNANTEAU Vers 1900, l’île Sainte-Anne à l’entrée du port de Nantes
  112. 112. L’île Feydeau
  113. 113. Site actuel de l’île Feydeau Image Google Earth. Traitement Loïc Ménanteau
  114. 114. Banc de la Saulzaie en 1723. © Bibliothèque de l’Institut, Paris, ms. 512 Banc de sable de la Saulzaie sur lequel ont été bâtis les immeubles de l’île Feydeau
  115. 115. Banc de la Saulzaie en 1723. © Bibliothèque de l’Institut, Paris, ms. 512 Banc de sable de la Saulzaie sur lequel ont été bâtis les immeubles de l’île Feydeau
  116. 116. Plan de l’ancienne île Feydeau, sur le revers d’un jeton en argent (diamètre 29 mm) frappé en 1725. Le nord est en bas. On voit l’île avec ses deux bras. À gauche, l’île de la Saulzaie, qui existait au Moyen-Âge et se trouvait dans l’axe de la ligne de ponts franchissant la Loire (le deuxième de bateaux) La partie droite correspond au lotissement de l’île Feydeau, divisée en 24 lots, distribués entre les 24 actionnaires de la compagnie qui finança la construction des quais et des immeubles du nouveau quartier insulaire établi sur un banc de sable, selon les plans de l’ingénieur Jacques Goubert. Le bras nord de la Bourse est encore bordé par les fortifications médiévales de la ville; Le nom de Feydeau donné à l’île est celui de Paul- Esprit Feydeau de Brou, intendant de Bretagne qui appuya le projet. Coll. Loïc Ménanteau
  117. 117. “Plan de vingt-quatre maisons régulières, avec une façade uniforme, / et des quais d’entrée et d’enceinte, des calles et des rües, qui seront construites sur / l’emplacement de la grève de la Sausaye de la ville de Nantes…” . 1723. Ingénieur Goubert. © Grand patrimoine - Musée Dobrée, Nantes
  118. 118. Aménagement des rives du bras de la Bourse bordant le nord de l’île Feydeau. Plan du projet de retrécissement du Canal du Port au vin de la ville de Nantes (…). En trame rose, ce qui existe ; en trame jaune , ce qui est prévu de réaliser. © Archives municipales de Nantes
  119. 119. Aquarelle © Grand Patrimoine - Musée Dobrée L’île Feydeau, avec sur sa pointe aval (La Petite Hollande), l’établissement de bains publics édifié par l’architecte Mathurin CRUCY, en 1800-1802
  120. 120. Bras de la Bourse vu vers l’aval, avec le pont éponyme et, à droite, la Bourse. À gauche, l’île Feydeau est bordée par un quai sans parapet qui semble antérieur à celui existant dans la seconde moitié du XIXe siècle et au début du XXe siècle. Dessiné d’après nature et lithographié, vers 1829, par Isidore DAGNAN. © Coll. Loïc Ménanteau
  121. 121. Le quai de la gravure antérieure est peut-être celui découvert lors des travaux préparatoires (rénovation des réseaux) pour l’aménagement des espaces publics Feydeau - Commerce. Vue de la tranchée oblique vers la chaussée de l'allée Duguay- Trouin. Le parement extérieur de l'ancien quai (le plus ancien ?) se trouve exactement à 6,25 m de la base des immeubles. L'épaisseur du mur qui constituait la bordure du quai est de 0,66 m. Entre sa partie intérieure et la bases de immeubles, il y a donc 5,59 m, ce qui correspond à la largeur de la chaussée du quai. Photo Loïc Ménanteau, 28-05-2018
  122. 122. Parement extérieur de pierres en granit bien jointives de la bordure de l'ancien quai Duguay-Trouin, qui se trouve à 0,90-1 m en dessous du sol actuel. Le mur du quai est intact à plus grande profondeur, car il n'a été qu'ensablé lors du comblement du bras de la Bourse en 1928-1930. Photo Loïc Ménanteau, 24-05- 2018
  123. 123. Guides-Joanne Bretagne, 1914
  124. 124. Coll. Loïc MÉNANTEAU
  125. 125. L’île Feydeau dans les années 1920 quand elle était toujours une île. Quelques années plus tard commencèrent le comblement de ses bras (à gauche, celui de la Bourse, en 1926-1927 ; à droite, celui de l’Hôpital, en 1928-1940) On voit les quatre ponts unissant l’île au reste de Nantes : à gauche, ceux de la Bourse (1870) et, plus loin de la Poissonnerie (1743-1762, refait en 1843) ; à droite, ceux de Maudit (reconstruit après son écroulement le16-07-1913) et plus loin, de (la) Belle Croix (1862). En bas, pointe aval avec le marché couvert édifié en 1869- 1871 et démoli en 1932. On distingue la rue Kervégan, axe central de l’île. En bas, à gauche, le palais de la Bourse avec sa colonnade, construit en 1790- 1812 (agrandi en 1891). Photo aérienne oblique LU, coll. Loïc MÉNANTEAU
  126. 126. Détail d’une feuille du Plan du port de Nantes publié, le 1er janvier 1889, par l'administration des Ponts et Chaussées à Paris (Auteurs : Lefort, Cosmi et Martin). Coll. Loïc MÉNANTEAU
  127. 127. Bathtymétrie (profondeurs en mètres) des bras de l’île Feydeau à Nantes réalisée en 1837-1839 : sondes en rouge, novembre 1837 ; sondes en noir, juillet 1838 ; sondes en vert, juillet 1839.
  128. 128. L’instabilité des immeubles de l’île Feydeau avant les comblements Carte postale ancienne, vers 1910. Coll. Loïc MÉNANTEAU
  129. 129. Vue exceptionnelle vers le sud depuis le bas cours canalisé de l’Erdre (actuel cours des 50 Otages) à sa confluence avec la Loire (Bras de la Bourse). On distingue derrière le pont enjambant la sortie de l’Erdre les façades des immeubles de l’île Feydeau (au fond, sur l’autre rive du bras). Ceux situés à gauche de la rue Olivier de Clisson (où est né Jules Verne) n’existent plus (emplacement actuel de la percée empruntée par les lignes 2 et 3 du tramway). © Photo originale. Coll. Loïc MÉNANTEAU
  130. 130. Bras de la Bourse séparant l’île Feydeau (à gauche) de la partie nord de la ville. Au premier plan, pont de la Poissonnerie ; au fond, celui de la Bourse. Gravure de Léon-Auguste ASSELINEAU, 1853-56, in : La France de nos Jours. Coll. Loïc MÉNANTEAU
  131. 131. Le bras de la Bourse et ses quais (vers l’amont) avant son comblement Quais Brancas et Flesselles (à gauche) et Duguay-Trouin (à droite). Les quais sont séparés du bras par des cales. Photo Neurdein, juin 1905. In : MÉNANTEAU Loïc, PERERA SAN MARTIN Nicasio, 2000. Quand la ville se mirait dans l’eau. Quais de Loire à Nantes. Ponctuation & Estuarium, 104 p. (p. 36-37).
  132. 132. Le quai Duguay-Trouin entre les numéros 5 et 19. À gauche, sortie de le rue Olivier de Clisson. Au fond, le pont de la Bourse et l'un des pylônes (H=73,50 m) du pont transbordeur mis en service le 23 octobre 1903. Le document permet de bien voir le mur délimitant le quai, avec son type de maçonnerie, en granit pour sa partie inférieure et en moellons pour celle supérieure. De nombreux anneaux d'amarrage se trouvent à différents niveaux de ce mur. Un bateau-lavoir est relié par une passerelle au bas de la double cale se situant dans le prolongement de la rue Olivier de Clisson (le premier plan correspond à la trouée faite après la Seconde Guerre Mondiale et où passe actuellement le tramway (lignes 2 et 3). Photo albuminée prise en juin 1905. Coll. Loïc MÉNANTEAU
  133. 133. Quai Duguay-Trouin (à droite) avec ses différents éléments : 1, parapet ; 2, trottoir ; 3, chaussée pavée ; 4, petit trottoir (avec marches transversales) contre les façades. À gauche, sortie de l’Erdre ; au fond, pont de la Poissonnerie sur le bras de la Bourse. Carte postale vers 1900. Coll. Loïc MÉNANTEAU 1 2 3 4
  134. 134. Quai Duguay-Trouin, près du débouché de la rue Duguesclin (à droite, après l'immeuble du n° 13 construit par le capitaine de navire Gaudème Bloyet de Bois-Richard en 1782). Cette carte postale, erronée dans son titre, car il ne s'agit pas du quai Turenne, mais bien de celui Duguay-Trouin, présente un très grand intérêt. En effet, elle permet de visualiser avec précision comment était le quai au début du XXe siècle. À remarquer, à gauche son parapet, la double cale qui se trouvait dans l'axe de la rue Duguesclin. Cette structure portuaire a été dégagée, en juin et juillet 2019, lors des travaux d’aménagement des espaces publics Feydeau - Commerce, puis cassée tranversalement en une douzaine d’endroits pour passer des câbles électriques, avant d’être recouverte par une chape de ciment (puis d’un pavage. Carte postale ancienne avec timbre oblitéré le 13-08- 1908. Coll. Loïc MÉNANTEAU
  135. 135. Le quai Duguay-Trouin bordant les immeubles du XVIIIe siècle du nord de l'île Feydeau (des numéros 11 au 16) lors des graves inondations de janvier 1936, alors que le bras venait d’être comblé et les premiers platanes plantés (visibles à gauche), mais le parapet et la chaussée du quai sont encore en place. L’inondation fait apparaître la différence de niveau du sol dans l’axe longitudinal du quai (s’abaissant, comme pour la rue Kervégan, d’est en ouest). Photo originale du 11-01-1936 à 10 h 25. Coll. Loïc MÉNANTEAU
  136. 136. © Archives du musée d’histoire de Nantes – Château des ducs de Bretagne Détail du quai Duguay-Trouin entre les n° 13 (à gauche) et 19 (à droite).
  137. 137. Dans le projet municipal de Nantes et de Nantes Métropole d’aménagement des espaces publics Feydeau - Commerce (2018-2021), conçu et réalisé par la paysagiste Jacqueline OTSY, la largeur de l’ancien quai n’a pas été respectée. Son parapet (lignes rouges) a pourtant été dégagé intact sur toute sa longueur, mais détruit transversalement en une douzaine d’endroits pour faire passer de grosses gaines électriques, sa surface a aussi été souvent écrétée. Dans ce Secteur sauvegardé de Nantes, on n’a pas du tout tenu compte du caractère patrimonial et historique du quai et la bordure externe (lignes jaunes), symbolisée au sol par le dallage, a été mise à 1,55 m au delà de l’ancienne, sans se soucier de la largeur d’origine du quai. Parapet de l’ancien quai bordant le nord de l’île Feydeau
  138. 138. Destruction du parapet de l’ancien quai Duguay-Trouin lors des travaux d'aménagement des espaces publics Feydeau - Commerce. Photo Loïc MÉNANTEAu, mardi 11-06-2019, 11 h 11
  139. 139. Dans le Secteur sauvegardé de Nantes on détruit, dans l’indifférence générale (y compris des services chargés de la protection du patrimoine comme la Drac des Pays de la Loire), la bordure de l’ancien quai Duguay- Trouin, bordant le nord de l’ancienne île Feydeau (Bras de La Bourse). Une des nombreuses cassures du mur (largeur : 0,55 m) de l'ancien quai Duguay-Trouin pour faire passer transversalement des tuyaux rouges pour l'alimentation électrique.. Photo Loïc MÉNANTEAU, 12-06-2019
  140. 140. Les îles Feydeau et Gloriette en 1905 Photo Neurdein depuis le pont transbordeur (ouvert en 1903), juin 1905. In : MÉNANTEAU Loïc, PERERA SAN MARTIN Nicasio, 2000. Quand la ville se mirait dans l’eau. Quais de Loire à Nantes. Ponctuation & Estuarium, 104 p. (p. 36-37). île Feydeau île Gloriette
  141. 141. Photo NEURDEIN, juin 1898. Vue vers l’amont Ile Feydeau
  142. 142. 1920 : décision de réaliser les travaux 1925 (29 décembre) : avant-projet 1926-1927 : comblement du bras de la Bourse (1) 1928-1940 : comblement du bras de l’Hôpital (2) Comblement des bras de l’île Feydeau 1 2
  143. 143. Vue aérienne oblique vers l’ouest. Carte postale ancienne, vers 1910. Coll. Loïc MÉNANTEAU Site de Nantes avant les comblements
  144. 144. Photographie aérienne verticale IGN 1978 georéférencée. Réalisation Loïc MÉNANTEAU Zone comblée
  145. 145. Carte photo, vers 1925. Coll. Loïc MÉNANTEAU Quand la ville se mirait encore dans l’eau 1925 Quand la ville se mirait encore dans l’eau
  146. 146. Carte postale ancienne, vers 1930. Coll. Loïc MÉNANTEAU L’ère du pétrole au détriment de l’eau dans la ville 1930 pont de la Poissonnerie
  147. 147. L’île Feydeau, dans les années 1970, après le comblement de ses bras. © ARTAUD
  148. 148. Photographie aérienne verticale IGN 1981 géoréférencée. Référentiel de la Ville de Nantes, 2003. Réalisation : Loïc MÉNANTEAU
  149. 149. Les mascarons, reflet de l’identité maritime de Feydeau Photo Loïc MÉNANTEAU
  150. 150. Le dieu de la mer, Neptune Photos Loïc MÉNANTEAU
  151. 151. L’île natale de Jules Verne Au numéro 4 du Cours Olivier de Clisson, en bordure d’une ligne de tramway (lignes 2 et 3), maison où est né, le 8 février 1828, Jules VERNE. Photo Loïc MÉNANTEAU, 07-06-2006
  152. 152. Le quai Duguay-Trouin. Ébauche d’aquarelle du peintre anglais William Turner, 1826. © Tate Britain, Londres
  153. 153. Le quai Duguay-Trouin. Aquarelle du peintre anglais William Turner, 1828. © Musée d’histoire de Nantes
  154. 154. Le quai Turenne retrouve une activité maritime symbolique.© Photo Aude CHASSERIAU, été 2004
  155. 155. L’île Gloriette
  156. 156. Vers 1850. Les îles Feydeau (à gauche) et Gloriette (à droite) prolongée, au-delà de la ligne de ponts, par la Prairie de la Madelaine. © Grand Patrimoine - Musée Dobrée
  157. 157. Quai nord de l’île Gloriette. In :TOUCHARD-LAFOSSE G., 1851. La Loire historique, pittoresque et biographique (…). Tours, Chez Lecesne, tome 5. Coll Loïc MÉNANTEAU
  158. 158. L’île Gloriette vue depuis le pont transbordeur en 1903 Au centre, pointe aval de l’île Gloriette, très industrialisée ; à gauche, on aperçoit l’île Feydeau ; à droite, bras de la Madeleine. Carte postale panoramique. Coll. Loïc MÉNANTEAU
  159. 159. Quai de l’Hôpital sur l’île Gloriette, en bordure du bras du même nom le séparant de l’île Feydeau. À droite, tous les immeubles ont été détruits. Plaque de verre positive © Coll. Loïc MÉNANTEAU
  160. 160. Tous les immeubles du quai de l’Hôpital, bordant le nord de l’île Gloriette, ont disparu. À droite, de l’autre côté du bras de l’Hôpital, on distingue l’hôtel de La Villestreux, situé sur la pointe aval de l’île Feydeau. © Photo F. BRANGER. Coll. Loïc MÉNANTEAU
  161. 161. Sur le bas cours de l’Erdre, qui était remonté par la marée dynamique avant d’être aménagé (écluses), une autre île nantaise, l’île de Versailles, qui est artificielle, car créée sur un marais à partir des produits de dragages du canal de Nantes à Brest. L’île est encore entièrement occupée par des bâtiments industriels. © Photo aérienne oblique RAY-DELVERT 3777
  162. 162. L’île de Nantes Une île d’une superficie de 340 ha formée par la réunion de plusieurs îles Des digues, dont la construction a débuté en 1753, ont barré les bras entre ces différentes îles jusqu’à obtenir la formation d’une seule île.
  163. 163. Île de Nantes vue vers l’aval, entre les bras de Pirmil (à gauche) et de la Madeleine (à droite). La pointe amont de l’île est occupée par le parc paysager Beaulieu (13,37 ha). © Photo aérienne oblique GPMNSN
  164. 164. Nantes et ses abords ; fin XVe - début XVIe siècle. Schéma d’après L. MAÎTRE (Carte vol. I et II). F CACAUT (XVIIIe), DE FER (1716), etc. L’archipel nantais de la fin du Moyen Âge à nos jours
  165. 165. Ligne de ponts et faubourgs »
  166. 166. Les îles de Nantes en 1698 © Ministère des Affaires étrangères
  167. 167. L’archipel nantais vu depuis la butte Sainte-Anne en 1724 On voit, devant le pied de la butte, l’île boisée Lemaire et, au centre, la vaste Prairie au Duc ; plus à droite, l’île Sainte-Anne et la Prairie d’Aval. Le lotissement de l’île Feydeau n’est pas encore fait. © Musée d’histoire de Nantes
  168. 168. Plan de Nantes avec les changements et augmentations qu’on y a fait depuis 1757. À Paris, chez Le Rouge, 1766 © Archives municipales de Nantes
  169. 169. Plan de la Ville de Nantes et de ses Faubourgs Levé , en 1766 et 1767, par François Cacaut. © Archives départementales de Loire-Atlantique
  170. 170. Plan de Nantes Bonvoux, 1766. © Archives Municipales de Nantes
  171. 171. In : CHAUVEAU É., POURINET L., GUINEBERTEAU T., MÉNANTEAU L., CHADENAS C., ÉVAIN C., 2019. Nantes. La Loire. In : Villes et rivières de France, CNRS éditions, p. 156-165.
  172. 172. Plan de Nantes L. Amouroux, 1849. © Archives Municipales de Nantes
  173. 173. Détail du Plan Cadastral des cantons de Nantes avec le Développement de la Ville. Complété et réduit à l’échelle d’un à quarante mille par E. PINSON - Vérifié et publié avec l’autorisation du Conseil Général par Charles de TOLLENARE - 1850. Coll. Loïc MÉNANTEAU L’archipel nantais en 1850
  174. 174. Partie droite du même Plan Cadastral des cantons de Nantes avec le Développement de la Ville. - 1850. Ville de Nantes. Échelle du développement de la Ville de 1 à 10.000. Coll. Loïc MÉNANTEAU
  175. 175. Nantes. Détail d’une mosaïque de cartes d’État-Major, éditées en 1889
  176. 176. Industrialisation des îles
  177. 177. Industrialisation des îles Bras de la Madeleine bordé par les industries situées sur la pointe aval de l’île Gloriette (à gauche) et la Prairie au Duc (à droite). On voit la partie sud du pont transbordeur avec sa nacelle. Photo aérienne oblique CAF, vers 1930. Coll. Loïc MÉNANTEAU
  178. 178. Détail du Plan de la Loire maritime de Nantes à St. Nazaire. Sondages généraux 1957-1958. Coll. Loïc MÉNANTEAU
  179. 179. L’île de Nantes : industrialisation de sa partie ouest Photographie aérienne oblique de la partie ouest de l’actuelle île de Nantes Photo MADEC, 19-06-1974. Archives GPMNSN
  180. 180. À gauche, les Chantiers de la Loire (ensuite Dubigeon). Carte postale ancienne, vers 1900, coll. Loïc MÉNANTEAU
  181. 181. Vue aérienne oblique des chantiers navals Dubigeon fermés en 1987 © Photo Ray-Delvert, 1960, Archives GPMNSN
  182. 182. Chantiers navals Dubigeon. © Photo Pierrick Kerloch, 07-02-1975, Archives GPMNSN
  183. 183. En 1972, lancement d’un navire dans les chantiers navals Dubigeon © Archives GPMNSN C’est la fermeture, en 1987, des chantiers navals qui a provoqué une véritable réflexion sur le devenir de l’île appelée alors Beaulieu.
  184. 184. Vue aérienne oblique de la partie sud-ouest de l’actuelle île de Nantes. Quais Wilson et des Antilles. © Photo HEURTIER, 18-09-1962. Archives GPMNSN
  185. 185. Raffinerie de sucre Beghin-Say. © Photo aérienne oblique Musée d’Histoire de Nantes
  186. 186. Les machines de l’île © Base/ SAMOA
  187. 187. Île de Nantes au XXIe siècle Détail d’une photographie aérienne verticale en couleur de l’Institut Géographique National (IGN)
  188. 188. Ouest-France, 07-02-2017 Évolution de l’île de Nantes. In : CHAUVEAU É., POURINET L., GUINEBERTEAU T., MÉNANTEAU L., CHADENAS C., ÉVAIN C., 2019. Nantes. La Loire. In : Villes et rivières de France, CNRS éditions, p. 156-165.
  189. 189. Merci pour votre attention

Présentation publique en français faite par Loïc MENANTEAU le samedi 25 janvier 2020 à Bouaye (Loire-Atlantique) pour l'association Bouaye Histoire et qui a été ensuite révisée et fortement augmentée.

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